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France info: Des personnes adoptées demandent une enquête à la france sur les adoptions illégales à l’étranger

En 2019, 421 enfants ont été adoptés à l’étranger, contre plus de 4 000 en 2005, selon les chiffres officiels. 

Falsification de documents, dossiers perdus, victimes de trafic d’enfants… Un collectif de personnes adoptées à l’étranger réclame au gouvernement français une enquête pour faire la lumière sur des “pratiques illicites” constatées lors d’adoptions internationales.

Le collectif pour la “Reconnaissance des adoptions illicites en France” (Raif) a rédigé une pétition adressée à l’Assemblée nationale et publiée sur le site change.org. Le cabinet du secrétaire d’État chargé de l’Enfance, Adrien Taquet, s’est dit prêt à “recevoir très prochainement” le collectif.

Pour Emmanuelle Hébert, une des porte-parole du collectif, “ces histoires ne sont pas des cas isolés. Elles font partie d’un système et probablement il y a eu du laxisme” de la part de la France, dénonce-t-elle. L’ouverture d’une enquête pourrait permettre, selon elle, “d’établir des statistiques et d’avoir un suivi de tous les organismes autorisés pour l’adoption” (OAA), des associations privées dont l’habilitation est délivrée par la Mission de l’adoption internationale (MAI), dépendant du ministère des Affaires étrangères.

Devant le petit nombre d’enfants à adopter en France, de nombreuses familles candidates à l’adoption se tournent depuis des décennies vers l’étranger. En quinze ans, le nombre de ces adoptions a été divisé par dix. En 2019, 421 enfants ont été adoptés à l’étranger contre plus de 4 000 en 2005, selon les chiffres officiels. Les dossiers “irréguliers ou illicites ne sont pas la majorité mais nous avons connaissance de plus en plus de cas”, constate Anne Royal, présidente de l’association Enfance et Familles d’adoption (EFA), qui regroupe plus de 5 000 adhérents. 

C’est souvent au moment des recherches d’origine qu’on se rend compte qu’on a fait l’objet d’une adoption illicite. C’est un fracas dans la vie de tout le monde, des adoptés, de sa famille adoptive et biologique.”

Anne Royal, présidente de l’association Enfance et familles d’adoption à l’AFP

Il faut regarder en face le passé et la responsabilité de chacun. C’est un droit de connaître la réalité de ses origines”, poursuit Anne Royal.

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